"Que pensez-vous de l'homoparentalité ?
Tony Anatrella. C'est une notion paradoxale car la parenté procède de deux personnes de sexe différent engagées dans une relation amoureuse pour concevoir un enfant. C'est pourquoi je distingue le cas de l'adulte qui a eu un bébé dans le cadre d'une union hétéro- sexuelle avant de vivre son homosexualité : qu'il s'agisse du père ou de la mère, il doit pouvoir continuer à exercer sa responsabilité parentale.
En revanche, que des gays et des lesbiennes, dont les couples sont par nature inféconds, aient recours à la solution du bricolage biologique (insémination artisanale, mères porteuses...) me semble très grave. Cela revient à instrumentaliser l'enfant, utilisé comme faire-valoir par des homos qui manifestent là un grand besoin de reconnaissance sociale.
Quels sont les risques pour l'enfant ?
Les risques de l'homoparentalité ne pourront être évalués qu'à long terme sur vingt ou trente ans. Bien sûr, l'enfant qui a besoin d'un père et d'une mère pour se construire ne développera pas de pathologie mentale et ne deviendra pas homosexuel pour autant. En revanche, en évoluant dans un univers familial unisexe, il aura plus de difficultés à se construire psychologiquement et à mûrir affectivement. Grandir entouré de deux personnes du même sexe qui vont jouer une mascarade parentale risque de provoquer des troubles de la filiation et une grande confusion dans l'esprit de l'enfant. C'est pourquoi les pouvoirs publics ne doivent pas ouvrir le droit à l'adoption aux homosexuels.
(Le Parisien, 20.04.2001)" Auteur de la Différence interdite (Flammarion) ; "Homosexualité et mariage"
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